Martin Miguel
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Peinture en tranches (1)

« Les tableaux qui ont envahi l’espace sont nés en 1968. Il y eut ensuite la période des « dessous de la peinture ». A savoir que dans la peinture traditionnelle une couche masque l’autre durant l’élaboration, tandis que moi je les dévoile. Je superpose et juxtapose des tableaux monochromes. La peinture se regarde par sa surface et par son épaisseur ». Miguel dans le Patriote côte d’azur 13/01/1995

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Panneaux de polystyrène peints et accolés (Musée de Céret 1972)
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Peinture sur blocs de polystyrène (Biennale de Paris 1973)

Au début, ma démarche correspond a un double questionnement : comment produire un effet de profondeur avec une seule couleur et que faire après le monochrome ? (influence Yves Klein) que l’on présentait comme une fin de la peinture. On l’a vu, la première solution a été de projeter la peinture dans l’espace tridimensionnel. Les travaux suivants considérant le monochrome comme un objet tableau c’est-à-dire un parallélépipède entièrement recouvert d’une seule couleur, se développent dans l’espace par superposition et juxtaposition en exploitant les possibilités de positionnement pour n’en privilégier aucune. Ces travaux sont fondés sur l’idée que la peinture cache la peinture, la peinture cache son processus de réalisation, une couche ou une touche en cache une ou d’autres. Il s’agit donc d’un étalage des « dessous de la peinture » Tous ces travaux sont fondés aussi sur le refus de considérer la couleur du seul point de vue affectif. (Miguel)

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